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 MAXIME 14 ans en Vendée

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Edouard
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MessageSujet: MAXIME 14 ans en Vendée   Jeu 8 Déc 2005 - 15:06

MAXIME 14 ans en Vendée

Le papa de Maxime






Une journée ordinaire qui se termine en cauchemar !

Un coup de téléphone au travail, ma femme choquée, me demande de rentrer au plus vite : « Notre fils a eu un accident grave, il est dans le coma » il va être hélitroyé à Nantes.

Une nouvelle qui vous glace, qui vous fait perdre pied.

Alors commence le parcours incroyable dont on ne se remet jamais complètement. Hôpital, attende insupportable impuissance face aux faits, doute, espoir, puis anéantissement à l’annonce du décès.

Dons d’organes, journées funéraires… tout s’enchaîne à toute vitesse. On n’est maître de rien et cette douleur infernale qui n’en finit pas de vous terrasser.

L’illogisme de la perte de son propre fils, si jeune, si beau si gentil. Pourquoi lui ? Pourquoi pas moi ? Il a été percuté par un chauffard pressé (parce qu’une voiture ne doit pas rester derrière un cycliste, même en sommet de côte avec une ligne continue à gauche)…

Alors commence la longue et pénible démarche juridique pour essayer de faire comprendre que notre fils n’est pas responsable de ce qui vient de lui arriver. La Fondation Anne Cellier nous aide et nous fait connaître un cabinet d’avocats entièrement dévoué à la cause des victimes. Les procès est long et nous fait replonger à chaque fois dans ce sinistre souvenir.

La cicatrice qui s’est ouverte le jour de l’accident de mon fils ne se refermera jamais complètement. Il faut à présent vivre avec, mais sans lui…

J’aimerai maintenant, qu’à chaque fois que quelqu’un utilise son véhicule, qu’il prenne conscience de ce qui peut arriver, que grâce à cela, on minimise le nombre de tués sur les route et qu’ainsi mon fils ne soit pas mort pour rien.



Julien le frère de Maxime


Le décès d’un frère est difficile à expliquer, surtout quand il est causé par un accident. On n’a pas le temps de s’y préparer. Ca tombe comme ça, net…

Ma réaction au début était de ne pas y croire, je pensais que c’était impossible.

Quand le médecin nous a annonçait le décès, j’étais perdu dans ma tête, je me disais que s’il était possible que je donne ma vie en échange de la sienne pour qu’il revienne, je le ferais sans hésiter. S’il fallait que je donne mes yeux, je les arracherais moi-même.

Je me rends compte aujourd’hui que c’est une douleur constante que je traînerais toute ma vie, il me manque chaque jour. Je ne souhaite à personne de vivre un tel drame.



Mon meilleur copain s’est fait tué devant chez moi






Lorsque j’ai vu les pompiers j’ai eu peur mais je pensais plutôt à quelqu’un d’autre. Je suis allé au bord de la route. Je n’ai vu que le vélo, la casquette et les chaussures. J’ai compris que c’était mon ami Maxime. J’ai été voir la femme gendarme pour avoir confirmation du nom de la victime. Elle m’a répondu ne pas savoir et que s’était le rôle du Maire de prévenir la famille.

Je suis rentré à la maison en pleurant, je suis monté dans ma chambre, je pleurais en écoutant de la musique.

Le jeudi, j’ai appris que c’était fini…

J’y repense souvent quand j’écoute des musiques que nous écoutions ensemble, comme Booba, c’est Maxime qui me l’a fait connaître.

Nous étions toujours ensemble, maintenant je ressens un vide terrible. Il me manque beaucoup…









Nathalie la sœur de Maxime






Un mercredi soir comme les autres, plus qu’une journée de travail et on rejoint toute la famille pour fêter ensemble Halloween. Le téléphone sonne et là c’est toute la famille qui est anéantie.

L’impensable, mon petit frère de 14 ans est entre la vie et la mort.

Il était en vélo, il a eu un accident avec une voiture. Mais on y croit pas on est sur qu’il va s’en sortir, c’est obligé, à ça ne peut pas nous arriver à nous !!! On a rien fait de mal, on est tous heureux !

Nuit blanche, on attend la sonnerie du téléphone Le matin c’est l’assommoir, c’est fini, comme ça, oui comme un claquement de doigt. Quand ça arrive chez les autres on trouve que c’est très triste, mais c’est mental, on est protégé. Là c’est votre sang, votre famille, la douleur est physique ; on vous arrache une partie au fond de votre gorge, votre poitrine, votre ventre, les questions se bousculent. « p’tit frère qu’est que tu nous as fait là ? »

Puis on cherche à apprendre, quand ? Comment ? On va sur les lieux, on calcule, on refait l’accident mentalement sans arrêt pour comprendre, et on se rend compte que c’est un gars qui n’a pas respecté une ligne blanche… L’INJUSTICE, cet abruti a éteint une lumière dans chaque œil de chacun de nous, a privé un jeune de sa vie, par négligence, par manque d’exigence vis-à-vis de lui-même, il a oublié que sa voiture, si elle est mal conduite, devient une ARME et lui un MEURTRIER.


Corinne la maman de Maxime




Mercredi 30 octobre 2002.


Cette date résonne toujours dans ma tête, dans mon ventre et dans ma poitrine comme un grand coup de poignard.


Vers 16h15, un gendarme et le Maire de notre commune sont venus m'annoncer que mon fils Maxime, âgé d'à peine 14 ans, était désormais entre la vie et la mort.


Avec mon accord il était parti en vélo à 14h 30 pour rejoindre son copain Arnaud qui habite à 700 m de chez nous, afin de préparer une petite fête.


Frédéric, le demi frère de Maxime qui vivait chez nous à l'époque, avait entendu l'accident. Il est venu me voir et m'a dit:"tu sais il y a eu un sacré boum là-bas en haut de la côte, ça doit certainement être grave. Il y aurait des morts qu ça ne m'étonnerait pas!J'aimerais pas être à leur place!..."


Ce que nous ne savions pas et que l'on a appris plus tard c'est que son frère, lui, y était, malheureusement!


J'ai répondu sans jamais penser que ça pouvait être notre Maxou(ça ne m'a pas effleuré l'esprit du tout!):"Tu sais,sur cette route,il y en a,ils roulent comme des fous,ça ne peut finir que par arriver!Des vrais cinglés!".


Hé, oui! Par la faute d'un automobiliste trop pressé qui a voulu doubler en chevauchant une ligne continue,en sommet de côte,sans visibilité,notre fils de 14 ans a perdu la vie.


Le cycliste ne pesait pas lourd face à ce chauffard!!!...


A l'annonce de cette nouvelle, tout s'écroule et c'est la descente aux enfers. On se sent si révolté et tellement impuissant!


Ma première réaction a été de chercher à "caser" les petits (5 et 10 ans) pour pouvoir courir auprès de Maxime. Mais c'est là que vous commencez à comprendre que votre enfant ne vous appartient plus:


-pas de réponse des médecins successifs ou c'est très vague.


-on ne peut pas le rejoindre à l'hôpital car il va être hélitroyé.


-pas non plus le droit de l'accompagner dans l'hélicoptère.


Il faut se rendre à Nantes et là commence l'interminable attente où le stress vous dévore


.-pas le droit de le voir ni d'être à ses côtés.


-pas le droit non plus de passer la nuit à son chevet.


"Vous devriez aller vous reposer!Pensez aux deux autres petits qui ont besoin de vous!Vous reviendrez demain!".


Alors, on obéit, on rentre et on se dit qu'il y a peut-être un espoir. Tous ne meurent pas forcément d'un traumatisme crânien!


"Maxime est fort, il aime la vie, il a tellement d'ambitions et de projets!"


"Il n'a encore rien vécu!"


"Il ne peut pas nous quitter comme ça?!!!...


Malheureusement ! Si!


Le choc a été trop violent. Il n'a pas su résister? Alors on ne comprend pas!


Sachant qu'il n'y avait pas d'espoir, pourquoi n'ont-ils pas accepté que je reste la nuit à ses côtés?!J'aurais pu lui tenir la main, le caresser, lui parler.


Même dans le coma, je suis sûre qu'il aurait senti que j'étais là. Il n'aurait pas été seul face à la mort!,"abandonné!"


On passe par des stades de colère, de découragement, de haine, de révolte.


On cherche à comprendre.


On ne croit plus en rien.


Tout s'est cassé à l'intérieur de moi. J'ai eu des réactions de douleurs extrêmes. J'ai eu envie de suivre mon Maxou, de partir moi aussi.


A quoi ça sert? Une remise en question continuelle! Seulement il y a "les autres"!


"Les autres ont besoin de toi".J'ai entendu cette phrase tellement de fois!!!


Alors je suis restée!!!...


Je ne voulais pas que Maxime soit "mort pour rien";aussi avec l'aide de mon mari et des meilleurs copains de Max, on a créé une petite association de proximité qui s'intitule"Maximum"(à la mémoire de Maxime)association ouverte aux jeunes à partir de 13ans et où nous avons oeuvré pour être un "maximum" à leur écoute:organiser des sorties,des activités et surtout inviter gendarmes et pompiers pour leur ouvrir les yeux sur la prévention,routière et autre...(tabac,alcool,drogues,sida...)


Puis en parallèle, nous avons regagné l’association "Victimes et Citoyens".Cela nous permet de mener des actions de plus grande envergure.


"Maxime ne doit pas être mort pour rien" et si l'on peut éviter à d'autres jeunes et à d'autres parents de subir le même sort que le nôtre, alors c'est bien!...


Aujourd'hui après deux ans et demi de réflexion,de douleurs,de réactions et de combats,mon objectif de vie est très simple:Etre là pour ceux qui ont besoin de moi et "vivre" continuer de "vivre" pour qu’à travers moi,vive,un peu,Maxime.


Maxime! Je n'ai toujours pas compris pourquoi il a fallu que tu nous quittes.


Tu me manques terriblement!


Tu avais un large sourire et tu étais heureux et pressé de retrouver Arnaud. Personne ne se doutait


Je n'ai pas pu te le dire de vive voix, alors je te l’écris (c'est la première fois que j'arrive à le faire depuis tout ce temps!):"Maxime"Je te garde une place de choix dans mon coeur!


Tant que je vivrai, tu vivras aussi à travers moi.


A présent, où que j'aille et quoi que je fasse, tu seras toujours avec moi.


Je ne serai plus jamais seule.


Je n'ai plus peur de la mort.


"Je t'aime mon Maxou". Je t'aimerai toujours aussi fort.


Ta maman.









de Yvan "J'étais son ami"

Je sais qu’il n’y a rien à commenter, que les paroles ne soignent pas.


Benjamin est l’une des plus belles et souriantes rencontres de ma vie.


Je suis fier d’avoir marché prés de lui.


Même si nos chemins se séparent, j’aime croire qu’ils se recroiseront.


Après tout on ne sait pas trop vers où l’on « marotte ».


C’était, c’est un ami. Il fait partie de nous et évolue à nos côtés.


Que sa lumière fasse la notre.


Je suis au travail, le téléphone sonne.

Benjamin est mort hier soir en rentrant chez lui en scooter…

Un monde change pour un nombre de personnes.

Celui des proches s’arrête.

Le drame ou le pire est bien pour ceux qui restent…

Apprendre à vire avec ce fait !

Apprendre à vivre sans ce que l’on avait espéré pour le futur.

Il est sur que la sensibilisation aux dangers de la route prend malheureusement un sens immédiat.

Doit-on réellement le vivre pour réaliser ?

On peut perfectionner les voitures, mettre des radars, son casque en deux roues, …

L’éradication de la mort sur les routes ne peut se faire sans un changement de mentalité dont nous sommes bien loin.

Nous ne sommes pas immortels et il peut « tout » nous arriver ! C’est facile d’acquiescer, faut-il encore ne pas le sous estimer, ne serait-ce qu’une seule seconde au volant d’un véhicule.

Je suis responsable des autres. Les autres sont responsables de moi.
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